Par chemins de mémoires

Exposition permanente

Par chemins de mémoires,
mairie, salle Poncey.

Verba volant, scripta manent (les paroles s’envolent, les écrits restent) : c’est peut-être cette sentence qui a animé le vicaire de Givry, en cet été 1348, quand il a commencé à constater un accroissement spectaculaire de la mortalité dans le village. Tant de ses ouailles décédées, victimes d’un mal mystérieux, d’une malédiction virulente ; expression de la colère divine et qui n’a pas encore pris le nom de « Peste ». La pandémie qui s’abat depuis quelques mois sur le sud de l’Europe vient de toucher notre bourg.

Il faut garder une trace, ériger un monument modeste à tous ces défunts : ce sont ces « folios » sans art, ces noms inscrits à la va-vite, d’une plume gauche, en « bas latin », consignés dans ce petit registre qui servait autrefois à inscrire les comptes de la paroisse et qui, par la force des événements, est en train de devenir le premier « état civil » français.

Verba volant, scripta manent : il fallait donc porter à la connaissance de l’ensemble des Givrotins ce registre unique en France. L’exposition « Par chemins de mémoires », conjointement conçue et réalisée par la commission municipale culture et tourisme, Cécile Lelong, archiviste, et le service communication, vise à présenter, à partir de reproductions de certains folios, l’organisation de ce document, ses évolutions. En outre, elle le replace dans son contexte historique et propose élargissements et réflexions sur ce fléau que fut la « Peste noire ».