Les coups de cœur de Sophie

Juin 2017
______________________________

Les révolutions de Bella Casey, Mary Morrissy (Quai Voltaire, 2015)
Nous voici plongés en Irlande, à la fin du 19è siècle et au début du 20è siècle dans la famille protestante irlandaise Casey. Ce beau roman historique, à la lecture très agréable, est aussi une biographie romancée de Bella Casey, la sœur aînée du célèbre écrivain et dramaturge irlandais, Sean O’Casey.

Aînée d’une fratrie, Bella a une soif d’apprendre et un goût pour la littérature qui la mèneront à la condition privilégiée d’institutrice. Mais son ascension sociale est rapidement stoppée en plein essor suite aux manipulations du révérend Leeper. Abusée par cet homme et chassée de l’école, elle se marie très vite avec le soldat Mick Beaver et devient mère au foyer.

Au fil des pages, Bella accumule le malheur, la peine, les humiliations et malgré tout, elle essaie de garder la tête haute. Sean, amoureux de la littérature grâce à sa sœur Bella, ne comprend pas les choix de sa sœur et sa déception est à la hauteur de la sévérité avec laquelle il la juge.

Un appartement à Paris, Guillaume Musso (Xo éditions, 2017)
Le nouveau thriller de Guillaume Musso ne vous laissera pas indifférent tant l’histoire farfelue au départ devient passionnante avec des histoires qui se recoupent, et le dernier chapitre est inattendu !

Afin de faire un break, Madeline Greene décide de louer un magnifique appartement isolé dans Paris, qui se trouve être un ancien atelier d’artiste. Suite à un bug informatique, elle a le déplaisir de voir débarquer Gaspard Coutances, un écrivain américain sombre et désagréable : la cohabitation est inévitable.

Tous deux admirent l’ancien propriétaire, Sean Lorenz, artiste de renommée mondiale ayant connu la gloire et la déchéance suite à l’assassinat de son fils, aujourd’hui décédé. Avant de mourir, il a laissé derrière lui trois œuvres aujourd’hui introuvables.

Fascinés par l’histoire de ces toiles, Madeline et Gaspard vont unir leurs forces pour les retrouver. Bien entendu, la quête ne sera pas facile ! Elle les conduira dans une traque à la fois tragique et bouleversante !

Mai 2017
______________________________

Le sang du monstre, Ali Land (Sonatine éd., 2016)

Ali Land, ancienne infirmière en pédopsychiatrie frappe fort avec son premier roman, excellent thriller psychologique à l’écriture haletante !
Annie, 15 ans, vit aux côtés d’une mère extrêmement présente, infirmière le jour et… tueuse d’enfants la nuit. Seule témoin de ces odieux crimes, et ne supportant plus les agissements de sa mère, elle décide de la dénoncer. Dans l’attente du procès, elle est placée dans la famille de Mike, psychologue chargé de la préparer au procès. Sous une nouvelle identité, elle intègre alors un nouveau lycée mais doit faire face, en plus de son mal-être et de ses doutes, à la moquerie de la part des autres lycéens, à l’agressivité de Phoebe, fille de Mike, jalouse de la place qu’elle prend dans sa famille.

Les étoiles s’éteignent à l’aube, Richard Wagamese (Zoé, 2016)

Ce roman vous transportera dans les montagnes sauvages canadiennes auprès de Franklin, jeune indien Ojibwé de 16 ans. Elevé par un vieil homme, car abandonné par son père dès sa naissance, il s’est construit et a tout appris des valeurs du travail, des secrets de la nature, de ses racines indiennes. Mais, un manque subsiste : l’amour paternel. Les tentatives rares et irrégulières pour mieux connaître son père s’étant toujours soldées par un échec, Franklin décide de ne plus entrer en contact avec lui jusqu’au jour où celui-ci lui demande de l’accompagner dans les montagnes. Toutes les zones d’ombre concernant son père et sa mère se lèveront lors de cette ultime rencontre.
Ce roman, écrit simplement, alternant dialogues secs et récits détaillés, abordant la relation père/fils, la nature, est magnifique. Les personnages sont marquants et parfois attachants.

Avril 2017
______________________________

La vengeance des mères, Jim Fergus (Le Cherche midi, 2016)

En 1876, le gouvernement américain décide d’éradiquer les tribus indiennes malgré le programme d’intégration des cheyennes conclu  un an plus tôt entre Little Wolf, grand chef cheyenne et le Président Grant. Ce programme consistait en l’échange de mille femmes blanches, recrutées de force dans les prisons et les asiles du pays, contre mille chevaux.

La cavalerie américaine attaque sans pitié la tribu cheyenne et son chef. Certains réussiront à s’échapper et à rejoindre le camp d’hiver de la tribu des Lakotas et seront recueillis par le chef Crazy Horse. Parmi les rescapés, se trouvent quelques femmes blanches dont Margaret et Suzy, des jumelles irlandaises au caractère bien trempé, décidées à se venger du gouvernement à n’importe quel prix. Elles sont très vite rejointes pas Molly McGill, Lady Hall et sa servante, Astrid, Carolyn, Maria qui viennent juste d’intégrer le programme.

Dans cet univers rude, Molly et les jumelles ont un trésor bien précieux : les registres sur lesquels elles consignent leurs journaux intimes.

C’est en lisant ces journaux que nous nous immergeons dans le monde des cheyennes, leur mode de vie, que nous sommes entraînés dans la migration de cette tribu en mouvement perpétuel  jusqu’à l’affrontement final.

Suite du roman « Mille femmes blanches », ce roman peut se lire indépendamment, mais je vous conseille de lire les deux, tant ils sont passionnants !

Les bottes suédoises, Henning Mankell (Seuil, 2016)
Celles et ceux qui ont lu et aimé « Les chaussures italiennes » apprécieront de retrouver Fredrich Welin, chirurgien à la retraite. Il est toujours aussi bougon mais tendre. Sa vie solitaire, sur son île, ne semble pas lui peser. Mais depuis ce terrible matin, où il a perdu la maison héritée de ses grands-parents, entièrement détruite par un incendie criminel, Fredrich s’interroge sur la vieillesse, l’amitié, la famille, la solitude. Tourmenté par la mort, il est toujours animé par le désir de l’amour quand il fait la connaissance de Lisa Modin, jeune journaliste venue sur son île enquêter sur l’incendie.

Ce roman, empreint de nostalgie, d’autodérision et de quelques notes d’humour, aborde avec finesse les sentiments de manière intime.

Mars 2017
______________________________

Séduire Isabelle A., Sophie Bassignac (JC Lattès, 2016)
Pierre Réveillon, journaliste politique, est fou amoureux d’Isabelle A. au point de la demander en mariage 6 mois après leur rencontre. Mais voilà, avant qu’elle ne devienne sa femme, il doit faire la connaissance des Pettigrew, la famille très spéciale et fusionnelle d’Isabelle car il ne suffit pas de l’avoir séduite, il faut également séduire les Pettigrew. Le voilà donc immergé pendant une semaine dans la maison familiale où 4 générations sont réunies pour fêter les 82 ans de la doyenne Henriette. Lui, si posé, rationnel, élevé dans le respect des conventions se retrouve au milieu de 13 personnes totalement déjantées qui lui feront vivre des situations plus qu’extravagantes ! Va-t-il trouver sa place parmi ces personnes fantasques ?

Ce petit roman « feel good » se lit tranquillement et nous permet de passer un agréable moment de lecture. On le referme le sourire aux lèvres en imaginant ce qui attend le dernier personnage qui entre en scène.

Petit pays, Gaël Faye (Grasset, 2016)
Petit pays, c’est le Burundi en 1993, vu par le regard d’un enfant de 10 ans, Gaby. Fils d’un expatrié français et d’une rwandaise exilée, il coule des jours heureux à Bujumbura aux côtés de sa famille et de ses amis.
Mais l’innocence de l’enfance, la joie de vivre s’effacent subitement avec la séparation de ses parents et les prémices de la guerre civile opposant Hutus et Tutsis.

Petit pays, c’est un roman autobiographique bouleversant écrit simplement, pudiquement, tenant à distance les vrais détails de l’horreur du génocide.

Février 2017
______________________________

Des hommes de peu de foi, Nickolas BUTLER (Autrement, 2016)
1962, Nelson, jeune garçon intelligent de 12 ans, passe une semaine d’été au camp de scout Chippewa, dans le nord du Wisconsin pour y apprendre les valeurs américaines. Fluet, binoclard, chargé de réveiller le camp chaque matin au son du clairon de son grand-père, Nelson est harcelé par les autres garçons. Il n’a pour seuls amis que Jonathan, un scout plus âgé que lui, et Wilbur, le vieux chef de camp qui deviendra son mentor. Tous deux vont jouer un rôle déterminant sur sa vie : plus jamais il ne sera une victime et il se fait la promesse de devenir un homme bien. Mais qu’est-ce qu’un homme bien ? Est-ce si facile de le devenir ?

Nous retrouvons Nelson à 3 étapes de sa vie, toujours avec pour toile de fond le camp de scout : en 1962, 1996 et 2019 : que reste-t-il du jeune adolescent chez ce vétéran à jamais hanté par la guerre du Vietnam ?

Ce roman habilement construit, agréable à lire est une belle aventure.

La fin d’une imposture, Kate O’Riordan (Ed. Joëlle Losfeld)
Tout d’abord roman sympathique sur une famille londonienne touchée par une tragédie, le roman devient un thriller psychologique palpitant.

Malgré l’adultère de son mari, Rosalie veut encore croire en une vie de famille heureuse. Mais à l’approche de Noël, l’annonce de la noyade de son fils Rob, 19 ans, parti en vacances en Thaïlande avec des amis, va tout anéantir. Son couple se fragilise un peu plus, sa fille Maddie, 15 ans, se juge coupable du drame, se lie avec un gang de filles violentes et fait une dépression. Sur les recommandations de son ami Tom, prêtre de sa paroisse, Rosalie décide de participer avec Maddie à une thérapie de groupe. Elles font alors la connaissance de Jed, très beau jeune homme auquel Maddie s’attachera très vite. Petit à petit, Jed gagne la confiance des deux femmes et s’incruste dans la famille…

Janvier 2017
______________________________

Le dompteur de lions, Camilla Läckberg (Actes Sud, 2016)
Ce nouveau roman policier, écrit dans un style sobre et agréable, au rythme maîtrisé, ravira les aficionados de l’auteure suédoise.

Erica Fälck, écrivaine, projette d’écrire sur un fait divers vieux de 20 ans : l’homicide d’un homme suspecté de maltraitance sur son enfant. Régulièrement, Erica rend visite à la meurtrière emprisonnée depuis les faits, qui n’est autre que l’épouse de la victime. Mais face au mutisme de cette dernière, il est difficile pour Erica d’en apprendre davantage sur l’enfant. Avec obstination, intuition et son sens de déduction, Erica démêlera les fils de cette sombre histoire, au risque de sa vie. Et comme d’habitude, ses investigations la conduiront sur la piste de l’enquête policière en cours de son mari, Patrick Hedström, inspecteur de police : des enlèvements de jeunes filles frappent la petite ville de Fällbacka et la découverte de l’une d’elle, atrocement mutilée, laisse présager le pire.

Le miroir des illusions, Vincent Engel (Les Escales, 2016)
Genève, 1849 : « Voici donc ce que je te demande, mon fils : tuer ces quatre individus coupables, à un titre ou à un autre, des souffrances injustifiées que nous avons tous trois endurées ». Par-delà la mort, le prince Malcessati veut que vengeance soit faite. Son jeune protégé, Atanazio, ne recevra son héritage qu’à cette condition.

Le voici donc sur les traces d’Alba, la belle épouse vénitienne de Malcessati, Wolfgang, l’amant allemand, Raphaël et Laétizia, les enfants d’Alba. De Venise à San Francisco, en passant par Milan, Berlin et New York, Atanazio tisse sa toile pour frapper selon les recommandations testamentaires de son seul ami.

Secrets de famille, crimes passionnels et bien sûr vengeances sont les ingrédients clés de cette fiction machiavélique captivante, au dénouement pour le moins inattendu !

Décembre 2016
______________________________

De force – Karine Giebel (Belfond, 2016)
Violence psychologique, puissance de l’intrigue, tension extrême et personnages troubles font de ce roman un excellent thriller.

Maud, jeune fille déjà bien abîmée par la vie, fait son jogging habituel quand elle est agressée par un individu qui semble tout connaître d’elle. Elle ne doit son salut qu’à Luc, promeneur providentiel. Mais l’agresseur guette dans l’ombre ; aussi, son père, riche chirurgien, décide d’embaucher Luc comme garde du corps. Qui est cet agresseur ? Pourquoi s’en prend-il à Maud ? Chacun a ses secrets, ses traumatismes, ses fantômes et ses mensonges !

A l’orée du verger – Tracy Chevalier (Quai Voltaire, 2016)
Avec une écriture claire et précise, des personnages féminins au caractère fort et l’attendrissant Robert, Tracy Chevalier nous plonge dans une histoire captivante. 

1838, la famille Goodenough pose ses valises à Black Swamp dans l’Ohio, terre marécageuse, détrempée où la fièvre des marais frappe très durement. James, le chef de famille tente d’y faire pousser des reinettes dorées, succulentes pour les tartes, au désespoir de sa femme Sadie qui préfère les pommes à cidre et eau de vie. Elle fera tout pour anéantir les efforts de son mari, jusqu’à l’irréparable. C’est à ce moment que Robert, le benjamin, fuit sa famille pour découvrir le grand Ouest et la botanique. Les années passent et son douloureux passé refait surface.

Novembre 2016
______________________________

Le reste de leur vie, Jean-Paul Didierlaurent (Au diable vauvert, 2016)
Je vous invite à découvrir le second roman de Jean-Paul Didierlaurent, très touchant, belle histoire d’amitié et d’amour aux personnages plein de charme, joli conte moderne qui traite de la maladie, la vieillesse, la mort sans tomber dans le pathos.

Ambroise est thanatopracteur. Trop sensible pour supporter la souffrance des vivants, il a choisi ce métier « pour ceux qui restent, pour leur éviter d’avoir à regarder la mort en face dans ce qu’elle a de plus répugnant. »

Manelle est aide à domicile pour personnes âgées. Chaque jour elle s’occupe de grincheux, de vicieux mais surtout de Samuel, adorable grand-père de 82 ans qui l’accueille toujours avec une joie sincère.

Rien ne prédestinait ces jeunes gens à se rencontrer. Et pourtant, Samuel en contactant Ambroise pour une demande inhabituelle, va les réunir dans un voyage à l’improbable dénouement.


Le temps est assassin, Michel Bussi (Presses de la Cité, 2016)
Très bon thriller, captivant dont les chapitres qui alternent passé et présent rythment l’intrigue, haletante jusqu’à la fin.

1989 : Clotilde, 15 ans, passe ses vacances en Corse, sur les terres familiales, la presqu’île de Revellatta. Très mature pour son âge, elle raconte dans son journal intime sa vie d’adolescente et sa vision du monde des adultes. Après un dîner chez son grand-père, le très respecté Cassanu Idrissi, poussée par son père à rejoindre son frère et sa mère dans la voiture, elle oublie son journal intime. Elle ne le récupèrera pas car ce soir d’août, sur les routes sinueuses de l’île, la voiture chute dans un ravin. Clotilde est la seule survivante.

27 ans plus tard, Clotilde revient sur l’île avec son mari et sa fille. Son besoin d’exorciser le passé l’amène à passer ses vacances dans le camping de son enfance. Quelques heures après leur installation, Clotilde reçoit une lettre récente écrite par… sa mère !

 

Octobre 2016
______________________________

Trois jours et une vie, Pierre Lemaître (Albin Michel, 2016)
Pierre Lemaître écrit un roman noir haletant de bout en bout et dépeint avec subtilité un drame humain.

Décembre 1999 : Antoine Courtin, 12 ans, vit à Beauval avec sa mère, village situé au cœur d’une région boisée. Depuis que Kévin a reçu la nouvelle playstation, ses copains se désintéressent de sa cabane dans les bois. Antoine veut malgré tout poursuivre son projet et décide d’en fabriquer une dans les arbres. Le chien de ses voisins, les Desmedt, rompt sa solitude tout comme les visites ponctuelles de Rémi Desmedt, 6 ans. Mais la mort du chien, abattu par son maître suite à un accident sur la voie publique, va provoquer un terrible drame et plonger Antoine dans la tourmente, la paranoïa, la culpabilité.

Bons baisers de Mesménie, Fabienne Betting (Autrement, 2016)
Ce roman frais et pétillant, aux personnages hauts en couleurs, se lit sans prise de tête. On rit des situations et des quiproquos.

Thomas, serveur chez Mac Do, un peu paumé, décide de répondre à cette annonce « Recherche traducteur pour le mesmène vers le français. Rémunération très bien ». Thomas a appris le mesmène quand il était étudiant et se lance dans la traduction d’un roman de 176 pages. Mais ne maîtrisant pas complètement cette langue, il se permet quelques libertés dans la traduction. Suite à une erreur de l’éditrice, il se retrouve l’auteur de ce roman et sa vie va changer du tout au tout !

 

Septembre 2016
______________________________

Le lagon noir, Arnaldur Indridason (Métailié, 2016)
Quel plaisir de retrouver ce cher inspecteur Erlendur Sveinson, alors qu’il vient d’intégrer la police criminelle de Reykjavik.

Lire les romans noirs d’Arnaldur Indridason, c’est prendre un billet pour l’Islande et découvrir des paysages durs, sauvages, des landes désertiques mais aussi, pour ce roman en particulier, connaître le contexte social et géopolitique de ce pays, à la fin des années 70.
Reykjavik, 1979 : le corps d’un ingénieur islandais, travaillant à la base militaire américaine, est retrouvé dans un lagon, à quelques pas d’une centrale géo thermique. Malgré le manque de coopération flagrant des autorités américaines, Erlendur et sa chef Marion Briem, mènent leur enquête qui s’oriente vers de mystérieux vols effectués entre le Groënland et l’Islande. 
En parallèle, Erlendur, soucieux des autres et déjà tourmenté par les disparitions inexpliquées, enquête sur la disparition jamais élucidée d’une jeune fille de 19 ans, 25 ans auparavant.

Les deux enquêtes s’alternent, les questions sans réponses s’enchainent, la tension monte, le suspense aussi jusqu’au dénouement.

Excellent moment de lecture en perspective !

Camping-car, Sophie Brocas (Julliard, 2016)
Alexandre, Jeannot et Moz sont des amis de longues dates et aiment se retrouver chaque dimanche autour d’un verre. A soixante ans, ou presque, tous les trois affrontent des changements cruciaux dans leur vie.
Alexandre, haut fonctionnaire mis au placard, s’interroge sur ses relations avec sa femme et sa jeune maîtresse. Jeannot, célibataire mais incorrigible dragueur, rêve de finir sa vie avec Adeline, toiletteuse pour chiens. Moz, au bord du gouffre depuis qu’il a été viré de son emploi de technicien à l’opéra de Paris, craint de finir comme ce sans-abri qui habite en bas de son immeuble. Pour remonter le moral de Moz, ils décident de partir quelques jours en camping-car. Ce sera l’occasion pour chacun de dévoiler aux autres leur petit secret qui pèse tant sur le cœur.

Avec une plume légère, fluide, Sophie Brocas nous offre un roman touchant et drôle à la fois, un regard tendre sur la peur de vieillir, le couple, l’amitié et le temps qui passe vite.

Juillet-août 2016
______________________________

BIBLI orphelinsLe pique-nique des orphelins, Louise Erdrich (Albin Michel, 2016)
Louise Erdrich, amérindienne, propose une saga familiale foisonnante et bouleversante dans laquelle chaque personnage est lié l’un à l’autre par des liens puissants. Trois générations se succèdent à travers les voix des différents personnages pour raconter les tragédies, les conflits, les blessures qui ne se referment pas. Malgré le manque d’amour maternel et fraternel, des amitiés bancales, des vies dures teintées de rancœur provenant de l’enfance, vous passerez un agréable moment de lecture.
1936 : la ravissante Adelaïde, mère de Karl, Mary et Jude, enfants qu’elle a eus avec un homme marié, se retrouve totalement démunie et sans ressources à la mort de ce dernier. Sur un coup de tête, elle emmène ses enfants à la fête foraine, qui porte le nom « Le Pique-nique des orphelins » et les abandonne. A peine ont-ils pris conscience de la situation que Karl et Mary assistent, impuissants, à l’enlèvement de Jude, encore bébé. Livrés à eux-mêmes, ils décident de se rendre chez leur tante à Argus, en Dakota du Nord. Seule Marie atteindra la destination.

La fille de Brooklyn, Guillaume Musso (Xo éditions, 2016)
Si pour moi, « la fille de Brooklyn » n’est pas le meilleur roman de Guillaume Musso, il n’en reste pas moins que c’est un thriller qui vous tiendra en haleine. Dès le début de l’histoire, le ton est donné : Raphaël et Anna ne se connaissent que depuis quelques mois et ils sont déjà sur le point de se marier. Anna n’évoque jamais son passé mais sur l’insistance de Raphaël, elle lui montre une photo macabre et lui apprend que c’est elle la responsable. Horrifié, Raphaël prend ses affaires et s’en va. Une fois la colère passée, il revient la chercher mais trop tard : Anna a disparu.

Avec l’aide de son ami et ancien policier de la BRB, Marc Caradec, Raphaël va découvrir une histoire bien plus sombre que ce à quoi il s’attendait et découvrir qui est vraiment la fille de Brooklyn !

Juin 2016
______________________________

Une autre vie, S.J. Watson (Sonatine, 2016)
S.J. Watson excelle dans le thriller psychologique angoissant. Tout en finesse, lentement, il décrit comment une femme à la vie bien rangée se trouve empêtrée dans une situation dont elle perd vite la maîtrise.

Julia, photographe londonienne, mène une vie tranquille auprès de son mari et de leur fils de 14 ans. Mais l’annonce de l’assassinat de sa jeune sœur Kate va l’anéantir. N’acceptant pas sa mort, mettant en doute l’efficacité de la police, Julia décide de retrouver l’assassin. Persuadée qu’il est l’un des hommes que sa sœur contactait sur internet, elle se connecte sur le site de rencontre plébiscité par Kate. Après tout, que risque-t-elle sur internet ? Après une première prise de contact avec Lukas, Julia va vite se prendre au jeu et rentrer dans une double vie. Commence alors un lent processus d’autodestruction.
Je vous conseille également son précédent roman « Avant d’aller dormir », Sonatine éditions, 2011.

Le chant de la Tamassee, Ron Rash (Seuil, 2016)
Ron Rash plante le décor de ce roman fort, sensible et parfois mélancolique, le long de la Tamassee, rivière sauvage de Caroline du Sud, frontière naturelle avec la Géorgie et protégée par une loi fédérale interdisant toute perturbation de son état naturel.
Tous les habitants de la région connaissent la dangerosité de la Tamassee, ses courants parfois forts, ses tourbillons du ressaut hydraulique toujours fatals. Ruth Kowalsky, 12 ans, en fait malheureusement la funeste expérience. Parce qu’elle veut dire à ses amies qu’elle a mis les pieds dans 2 états, elle avance de plus en plus dans la rivière, l’eau monte, le courant s’accélère et Ruth perd l’équilibre. Elle est emportée par le courant… Cela fait maintenant 3 semaines que son corps reste piégé sous un rocher et son père, aidé d’hommes influents, décide d’installer un barrage amovible pour détourner temporairement le cours de la Tamassee et soustraire de l’eau sa petite fille. Mais cette installation viole les dispositions de la loi fédérale, peut créer un précédent et mettre en danger cette partie de la région encore préservée, ce qui provoque la colère des écologistes. Tel est le dilemme qui se pose aux habitants d’Oconnee et aux lecteurs.
Maggie Flenn, photojournaliste et native d’Oconnee, accompagnée d’Allen Hemphill, journaliste de renom au passé douloureux, couvrent l’événement. Le retour dans sa région réveille en elle des souvenirs éprouvants. Il lui est alors impossible d’éviter son père et le problème qui les a séparés. 

Mai 2016
______________________________

L’intérêt de l’enfant, Ian McEwan (Gallimard, 2015)
Fiona May, 59 ans, sensible, cultivée est juge aux affaires familiales. Alors que sa vie personnelle bascule à l’annonce de l’adultère de son mari, elle se voit confier une affaire urgente et vitale, concernant un jeune adolescent de 17 ans. Adam Henry est atteint d’une leucémie grave et seule une transfusion sanguine pourrait le sauver. Mais Adam, Témoin de Jéhovah, refuse le traitement.
Où se trouve l’intérêt de l’enfant ? Faut-il respecter son choix bien qu’il ne soit pas encore majeur ? Faut-il respecter sa foi et celle de ses parents ? Faut-il l’obliger à être soigné ?
N’arrivant pas à trancher sur la question, Fiona décide de lui rendre visite à l’hôpital. Elle fait alors la connaissance d’un jeune homme très intelligent, certes affaibli mais ayant encore la force de jouer du violon. Cette rencontre scellera un lien très fort entre eux.
Dans ce roman bref et puissant, bien écrit, Ian McEwan maîtrise parfaitement ce dilemme éthique.

La renverse, Olivier Adam (Flammarion, 2015)
Antoine, la trentaine, mène une vie paisible en Bretagne, entre son travail de libraire, les balades au bord de la mer, sa petite amie Chloé. Cette vie apparemment calme cache pourtant une profonde blessure : l’abandon affectif, l’indifférence parentale, la souffrance, la peur, vécus à l’âge de 17 ans, suite à un scandale politico-sexuel impliquant sa mère et le député-maire de sa ville M., en banlieue parisienne, Jean-François Laborde, également ancien ministre.
L’annonce de la mort accidentelle de Jean-François Laborde ravive tous ses mauvais souvenirs, sa douleur de ne pas avoir soutenu son jeune frère, qui n’avait que 12 ans à l’époque, et déclenche en lui le sentiment d’avoir mis sa vie entre parenthèses.
D’une écriture perspicace, réaliste, Olivier Adam retranscrit parfaitement le trouble, les émotions confuses, les questionnements, l’impunité.

Avril 2016
______________________________

Revival, Stephen King (Albin Michel, 2015)
Si le nouveau roman de Stephen King met du temps à démarrer, c’est certainement pour mieux nous happer au fil de la lecture : la tension monte irrémédiablement, le fantastique est dévoilé par touches parcimonieuses et le final…
Sur fond de religion, de rock’n roll, d’addiction, de science, de folie, le lecteur suivra avec intérêt le destin de Jamie Morton, lié sur près de 50 ans à celui du révérend Charles Jacobs.

Passionné par l’électricité et convaincu que celle-ci peut guérir différentes pathologies, le révérend a inventé une machine, qu’il utilisera pour la première fois sur le frère de Jamie.
Très vite, et suite à un accident familial tragique, le révérend se voue entièrement à cette machine, et parcourt les Etats-Unis pour guérir des malades, sans se soucier d’éventuels effets secondaires !


Solitudes, Anne Bragance (Presses de la Cité, 2012)
Ce livre très léger, bouleversant et de lecture très agréable a pour thème principal, comme son titre l’indique, la solitude.
Depuis l’arrivée de Grégoire, son nouveau voisin dans l’immeuble d’en face, Pénèle, retraitée solitaire, ne peut s’empêcher de l’espionner du matin au soir. C’est une façon pour elle de rompre la monotonie de sa vie solitaire ! Estimant que Grégoire perd son temps à vivre reclus dans son appartement, obsédé par la télévision et la nourriture, elle décide de le « sauver » malgré lui et conçoit un plan afin de l’amener à s’ouvrir au monde.

Mars 2016
______________________________

Maman a tort, Michel Bussi (Presses de la cité, 2015)
Malone, 3 ans ½, ne cesse de dire que sa mère n’est pas sa mère, qu’il habitait dans un château depuis lequel il pouvait apercevoir un bateau de pirates. L’enfant a-t’il une imagination débordante ou raconte-t'il la vérité ? Son institutrice demande au psychologue scolaire de s’entretenir avec lui. Ce dernier, intuitivement, décèle un problème et parce que la mémoire d’un enfant de cet âge s’efface mécaniquement très vite, il convainc Marianne Augresse, commandante de gendarmerie, d’enquêter sur cette famille. Parallèlement, Marianne recherche de dangereux braqueurs de boutiques de luxe.
Ce thriller de lecture facile et agréable propose un suspense haletant avec des personnages bien réussis.

La variante chilienne, Pierre Raufast (Alma, 2015)
Après la fractale des raviolis (Alma, 2014), Pierre Raufast tente à nouveau, avec succès, l’aventure des récits imbriqués.
La variante chilienne confirme son talent de raconter des fragments de vie de personnages insolites, des situations pittoresques ou extravagantes.
Pascal, professeur de littérature, loue un gîte dans la vallée de Chantebrie. Il veut profiter de cette pause estivale et du calme de la campagne pour sortir et travailler sur ses articles. Il part accompagné de Margaux, une élève brillante mais solitaire âgée de 17 ans. Fuyant les problèmes, Margaux reste cloîtrée toute la journée dans la maison avec ses livres et son journal intime.
Margaux et Pascal vont rencontrer Florin, leur voisin énigmatique, collectionneur de pipes et de cailloux. Merveilleux conteur d’histoires, Florin leur racontera des anecdotes de sa vie à l’aide de ses cailloux !!

Février 2016
______________________________

Dans la colère du fleuve, Tom Franklin  et Beth Ann Fennelly (Albin Michel, 2015)
Ce très bon roman, à la fois intrigue policière et roman historique ne vous laissera pas indifférents. Les personnages sont attachants, les descriptions bucoliques, l'intrigue passionnante, la lecture prenante. L'histoire se déroule en 1927, pendant la Prohibition, à Hobnob petite ville du Mississipi. Dixie Clay, jeune femme de 20 ans, volontaire et maîtrisant les armes à feu, distille clandestinement de l'alcool pendant que son mari Jesse le revend.
Alors que des pluies diluviennes s'abattent sur la région et menacent les digues, deux agents du FBI, venus enquêter sur la disparition de deux collègues et arrêter les contrebandiers, perturberont à jamais la vie de Dixie Clay.
Si la ville et les personnages sont fictifs, la Grande Crue du Grand Fleuve Mississipi est bien réelle. Il s'agit de la pire inondation de l'Histoire des États-Unis.

Opération Napoléon, Arnaldur Indridason (Metailie, 2015)
C'est toujours avec beaucoup d'impatience que j'attends le nouveau roman de l'auteur islandais Arnaldur Indridason. Je n'ai pas été déçue par "Opération Napoléon". Loin des enquêtes policières menées par son héros fétiche et récurrent (et pour cause, ce roman a été écrit en 1999 avant les aventures de Erlendur), ce roman d'espionnage est mené d'une main de maître. Le récit est palpitant, l'intrigue et l'atmosphère glaçantes, les méchants impitoyables !
Kritin, jeune avocate travaillant au Ministère des affaires étrangères islandais, reçoit un appel téléphonique de son jeune frère. Parti en excursion sur le glacier Vatnajokull, le jeune sauveteur amateur est témoin d'une scène étrange : des soldats américains tentent de retirer des glaces la carcasse d'un avion allemand. Puis plus aucune nouvelle de lui. Sans le savoir, Kristin se trouve mêlée à une affaire qui doit absolument rester secrète.

Janvier 2016
______________________________

Une histoire presque vraie, Delphine de Vigan (JC Lattès, 2015) – Prix Renaudot 2015
Qu’écrire après l’immense succès de son dernier roman autobiographique « Rien ne s’oppose à la nuit » ? Delphine de Vigan, perdue, confrontée à la page blanche et à un rejet entier de l’écriture (même écrire un mail lui est impossible), s’interroge : fiction ou roman autobiographique ? Pour rassurer sa famille, Delphine feint un projet de livre et lui cache les lettres de menace l’accusant d’avoir sali son nom. Dans cette période de confusion, alors qu’elle est psychologiquement fragile, elle rencontre L. qui la rassure, la soutient et l’aide à retrouver le goût de l’écriture. Très vite, une complicité s’installe entre elles mais cette rencontre amicale, puis exclusive prend une tournure inquiétante ! La tension va crescendo, l’ambiance est oppressante, le rythme s’accélère.
Delphine de Vigan écrit un thriller psychologique dans lequel le lecteur a des difficultés à distinguer le réel de l’imaginaire et c’est en cela que ce livre est une réussite !

Pardonnable, impardonnable, Valérie Tong Cuong (JC Lattès, 2015)
Ce roman construit en 5 temps (la colère, la haine, la vengeance, l’amertume et le pardon) exprime remarquablement l’intensité de la douleur que peuvent nous causer des êtres chers, les rancœurs, le désamour et le courage de pardonner.
Voulant échapper à la révision des cours d’histoire, Marguerite propose à son neveu Milo, 12 ans, de faire une balade à vélo et c’est la chute. Alors qu’il se bat pour sa vie, sa famille se déchire, les reproches fusent et les vieilles histoires remontent à la surface. Tour à tour, Céleste et Lino (ses parents), Jeanne (sa grand-mère) et Marguerite nous livrent leurs états d’âme, dévoilent des secrets enfouis nous permettant ainsi de découvrir l’histoire familiale.

Décembre 2015
______________________________

La bibliothèque des cœurs cabossés, Katarina Bivald (Denoël, 2015)
Passionnés de livres, ce roman de lecture agréable est fait pour vous ! De par les nombreuses références littéraires, qu’on a envie de lire ou de relire, ce premier roman de Katarina Bivald est un hymne à la lecture et aux livres. Il est également un appel à l’amitié, à la joie de vivre et à l’amour.
Amy, vieille américaine passionnée par la littérature, correspond avec Sara, jeune libraire suédoise. Après quelques semaines d’échanges épistolaires et de livres, Amy propose à Sara de la rejoindre, pour deux mois, dans son petit village de Broken Wheel, dans l’Iowa. Quelle n’est pas la déception de Sara d’apprendre à son arrivée la mort d’Amy. Mais parce que cette dernière aurait souhaité qu’elle reste, Sara se retrouve à vivre dans sa maison, entourée de tous ses livres. Dès lors, alors qu’elle se réfugiait dans la lecture, Sara va gentiment se laisser adopter par les habitants de Broken Wheel, dont certains font figure de doux dingues. Désœuvrée, elle décide d’ouvrir une librairie et de trouver un livre pour chaque habitant. Contre toute attente, ce sont les livres qui apporteront l’espoir et la joie de vivre dans ce village perdu. Et Sara, dans tout ça ? Que trouvera-t’elle ?

Les quatre saisons de l’été, Grégoire Delacourt (JC Lattès, 2015)
Quels récits touchants, mélancoliques mais aussi plein d’espoir ! Les quatre saisons de l’été sont en fait quatre récits différents liés entre eux par le lieu (Le Touquet), la date (14 juillet 1999), la musique (Hors saison de Francis Cabrel) et le thème (l’amour), mais pas seulement…. Ce sont quatre histoires d’amour toutes plus émouvantes les unes que les autres, à quatre périodes différentes de la vie.
D’une très belle écriture poétique, Grégoire Delacourt parvient à nous faire réfléchir sur le sens du mot amour, qu’on ait 15 ans, 35 ans, 55 ans ou après 50 ans de vie commune. Laissez-vous émouvoir par le premier émoi amoureux de Louis, 15 ans, qui rêvait d’être plus qu’un copain pour Victoire, le premier chagrin d’amour inconsolable d’Isabelle, 35 ans, pour qui histoire d’amour ne rime pas avec toujours ou encore le besoin de vivre de nouvelles expériences de Monique, 55 ans et enfin, l’amour d’une seule vie de Rose et Pierre. Une réussite !

Novembre 2015
______________________________

Toute la lumière que nous ne pouvons pas voir, Anthony Doerr (Albin Michel, 2015 – Prix Pulitzer)
Saint-Malo, 7 août 1944 : « A l’aube, ils tombent en masse du ciel, passent par-dessus les remparts, caracolent au-dessus des toits, descendent lentement entre les hautes maisons. Des rues entières en bouillonnent, taches blanches sur les pavés. Message urgent aux habitants de cette ville. Dispersez-vous dans la campagne ». 

Tels sont les premières lignes de ce roman captivant de bout en bout, dont le thème de la seconde guerre mondiale est renouvelé par son originalité et sa sensibilité.
Ces tracts, Marie-Laure, jeune parisienne recueillie avec son père par son grand-oncle Etienne, ne peut pas en prendre connaissance. Elle est aveugle ! Consciente que le calme angoissant qui enveloppe la ville annonce une catastrophe, elle subira de plein fouet le bombardement des alliés, le 8 août. Au même moment, quelques rues plus loin, Werner, jeune allemand orphelin spécialisé dans la traque des transmissions radio de la résistance, se retrouvera enseveli sous des tonnes de gravats. Très vite, on est convaincu que ces deux jeunes personnes, que tout sépare, vont inévitablement se rencontrer.
De très courts chapitres s’enchaînent pour nous dévoiler alternativement la vie de Marie-Laure et celle de Werner. A l’aide de flash-backs entre 1934 et 1944, on découvre comment et pourquoi, chacun de leur côté, ils sont arrivés dans cette magnifique cité fortifiée.

La meilleure d’entre nous, Sarah Vaughan (Préludes, 2015)
Ce très agréable roman nous emmène dans les coulisses d’un concours de pâtisserie. 1 an après la mort de Kathleen Eaden, figure emblématique de la chaîne d’épicerie fine Eaden et fils, la marque souhaite lui trouver un remplaçant. 5 candidats sont sélectionnés : Karen, Vicki, Claire, Jenny et Mike. S’ils sont d’âges et d’origines sociales différents, ils ont tous en commun le goût de la compétition ainsi que des blessures à soigner, des frustrations de toutes sortes. Entrelaçant deux époques, celle des compétiteurs et celle de Kathleen, l’auteure dévoile des personnages attachants dont la participation au concours sera une prise de conscience sur la nécessité de changer leur vie.
Délicieux moment de lecture en perspective, surtout si vous aimez cuisiner : des recettes culinaires, plus appétissantes les unes que les autres, sont évoquées avec les péripéties de la compétition.

Octobre 2015
______________________________

L’ombre de Gray Mountain, John Grisham (JC Lattès, 2015)

BIBLI_ombre grayDans ce thriller engagé, à l’écriture fluide, John Grisham dénonce les catastrophes écologiques provoquées par les géants de l’industrie.
New York, 2008. Samantha, 29 ans, jeune avocate brillante spécialisée dans le droit fiscal, subit de plein fouet la crise des subprimes : elle est licenciée d’un grand cabinet d’avocats. En vue d’une très hypothétique réintégration de son poste, dans un an, Samantha accepte d’être stagiaire bénévole dans un centre d’aide juridique. Elle se retrouve donc à Brady, petite ville minière au cœur des Appalaches, à s’occuper de pauvres gens en bute à des problèmes familiaux, financiers, de maladies. Très vite, soutenue par Mattie, Annette et Donovan, mais sans aucune expérience dans ce domaine, Samantha se retrouve prise dans l’engrenage de procès contre de grandes sociétés minières.

Un été 63, Tracy Guzeman (Flammarion, 2015)

Que s’est-il passé cet été 63 pour que les sœurs Kessler, Alice et Natalie si proches pendant BIBLI_ete63leur enfance, s’éloignent l’une de l’autre à l’adolescence ? Est-ce la maladie insidieuse de la douce et rêveuse Alice, le comportement manipulateur de la très belle Natalie ou leur rencontre avec Thomas Bayber, jeune peintre au succès prometteur ? Quelle que soit la raison de cette séparation, leur vie sera à jamais bouleversée !
Quarante ans plus tard, Thomas Bayber est mondialement connu, mais depuis vingt ans, alors qu’il n’a plus peint et vit en marge de la société, il décide de vendre un tableau encore inconnu du public et de son ami Dennis Finch, historien d’art et critique. Ce tableau représente les sœurs Kessler mais très vite, Stephen Jameson, jeune expert en perte de vitesse et sollicité par Thomas pour authentifier le tableau, s’aperçoit qu’il est incomplet : les deux autres panneaux qui complètent le tryptique original ont été offerts à Alice et Natalie. Dennis Finch et Stephen Jameson partent à la recherche des tableaux et donc des sœurs Kessler !
Entrelaçant passé et présent, avec une écriture fluide et légère, Tracy Guzeman dévoile des personnages émouvants, pour certains attachants et écrit un premier roman qui s’avère être une quête de la vérité et surtout du pardon. Ne vous fiez pas au titre ! Ce très bon livre peut se lire en toutes saisons.

 

Mai 2015
______________________________

Les Nuits de Reykjavik, Arnaldur Indridason (Métailié 2015)

Le commissaire Erlendur, que certains d’entre nous connaissons très bien, est de retour ! Mais cette fois-ci, Erlendur n’a que 28 ans et n’est pas encore commissaire : gardien de la paix, il patrouille de nuit et tente de régler au mieux les accidents de la circulation, les vols et autres violences conjugales.
Mais, alors que ses collègues de la criminelle concluent que la noyade d’un clochard est accidentelle, Erlendur, persuadé qu’il s’agit d’un meurtre lié à la disparition d’une jeune femme, décide d’enquêter pour son propre compte. Avec opiniâtreté, perspicacité et intuition, il enfreint déjà les lois pour mener à bien son enquête.
Quel plaisir de découvrir ses premiers pas dans la police islandaise ainsi que sa toute première enquête criminelle. Bon roman policier !

 

La Fractale des raviolis, Pierre Raufast (Alma éditeur, 2015)

Le 1er roman de Pierre Raufast vous procurera un agréable moment de lecture, certes quelque peu déconcertante à la fin du premier chapitre ! Et pour cause ! Vous n’aurez pas entre les mains un roman traditionnel avec des personnages, une ambiance, une intrigue, mais une multitude de récits gigognes qui s’imbriquent parfaitement bien les uns dans les autres.
Vous commencerez la lecture avec une épouse trompée « par inadvertance » qui décide de se débarrasser de son mari en empoisonnant son plat préféré, les raviolis. Seulement, un invité de dernière minute contrecarre le plan de cette femme… Une histoire en entraînant une autre, les récits s’enchaînent, les protagonistes changent, les décors aussi. Vous passerez d’une histoire à une autre très facilement et fermerez le roman avec l’épouse. Humour décalé et fin inattendue !

 

Avril 2015
______________________________

La légende de Loosewood Island, Alexi Zentner (JC Lattès, 2014)

La Famille Kings vit depuis plus de 200 ans sur l’île mi-américaine, mi-canadienne Loosewood Island. Sa renommée et son rôle sur l’île sont d’autant plus importants que le premier membre de cette famille, Brumfitt, est à l’origine de la légende de Loosewood Island : le jour où il décida de se marier, l’océan lui offrit une femme merveilleuse « habillée d’une robe faite de corail et de coquille d’huitres, avec un collier de perles… son épouse apportait en dot les richesses de l’océan, mais le prix que toutes les générations des Kings auraient à payer, l’une après l’autre, était celui-ci : un fils ».
L’histoire de cette famille, la légende de Loosewood Island et la vie difficile des homardiers, nous est racontée par Cordelia, fille aînée de Woody Kings. Descendants directs de Brumfitt, ils subissent la malédiction. L’océan prend ce qui lui est dû : le seul fils de Woody et petit frère de Cornelia.

Alexi Zentner réussit à nous envoûter avec ce magnifique roman à l’écriture fluide. Inutile de chercher à situer l’île sur une carte ou de se renseigner sur cette légende. Tout est issu de l’imagination de l’auteur et c’est aussi en cela que ce roman est une réussite : on y croit vraiment !


L’enfant des marges, Franck Pavloff (Albin Michel, 2014)

Ioan, quinquagénaire meurtri par la disparition tragique de son fils, vit reclus au fin fond des Cévennes. Il a tout abandonné et afin d’oublier son chagrin, il se consacre, inlassablement, à la réfection de murets de sa propriété. Mais la fugue de son petit-fils Valentin, adolescent de 17 ans, qu’il n’a pas revu depuis de nombreuses années, le tire hors de sa solitude, de sa retraite. Dans son pick-up, Ioan rejoint une Barcelone rebelle, troublée par la crise, croise une jeunesse révoltée. Retrouvera-t-il Valentin, se retrouvera-t-il lui-même ?

Ce beau roman émouvant, qui fourmille de personnages passionnés et souvent blessés, est une quête à la fois intergénérationnelle et introspective. L’écriture sensible ne cache rien des tourments intérieurs des personnages.

 

Mars 2015
______________________________

Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles, Suzanne Hayes et Loretta Nyhan (Belfond, 2014)
Sur les conseils d’une des lectrices de la bibliothèque, j’ai acheté et lu le roman épistolaire « Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles » et j’ai adoré ! Emotions, douleurs et peines profondes, solidarité, amitié, courage, complicité, tendresse sont des thèmes abordés au fil des écrits échangés entre deux femmes, durant 3 années de guerre.
Depuis le départ de son mari de l’autre côté de l’Atlantique, Glory Whitehall, 23 ans, habitant le Massachussetts, cherche une amie à qui se confier. Elle la trouve en la personne de Rita Vincenzo, 41 ans qui vit à des centaines de kilomètres, en Iowa. Grâce à leurs échanges, toutes deux apprendront à se connaître, se feront des confidences, riront, vivront ensemble des mauvaises nouvelles, se soutiendront…tout en échangeant des petites recettes culinaires bien agréables à cuisiner en ces temps de rationnement !
Merci à cette lectrice (elle se reconnaîtra !). A mon tour de vous le conseiller !

L’impasse, Aurélie de Gubernatis (Héloïse d’Ormesson, 2014)
Je conseille ce roman à celles et à ceux qui veulent lire un suspense sans forcément lire un policier.
Dès les premières pages, vous serez happé par l’intrigue et vous voudrez savoir si la supercherie dont Estelle est à la fois victime et coupable aura des répercussions sur sa vie : Alors qu’elle passe son examen pour son internat de médecine et que le sujet est le seul sur lequel elle ait fait l’impasse, Justin, étudiant de sa promotion, échange sa copie avec la sienne et quitte la France. Une quinzaine d’années plus tard, Justin est interné dans son service en psychiatrie après une tentative de suicide. Se sentant redevable, Estelle prendra des risques insensés pour l’aider.

Février 2015
______________________________

Du sang sur la Baltique, Viveca Sten (Albin Michel, 2014)
Intrigue suédoise intéressante et bien ficelée avec une galerie de personnages, qui ont tous l’air de n’avoir rien à se reprocher. Vous passerez un agréable moment de lecture avec ce bon policier classique.

Des voiliers sont rassemblés à Sandham pour le départ de la régate estivale. Le coup de feu de départ retentit… et l’avocat Oscar Juliander s’effondre sur la barre de son bateau, abattu d’une balle en pleine poitrine.

Chasse au trésor, Molly Keane (Quai Voltaire, 2014)
Les scènes drôles, théâtrales de ce roman à mi-chemin entre la comédie et le vaudeville à l’anglaise, vous distrairont certainement, tout comme les personnages, plus échevelés les uns que les autres.

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, les riches propriétaires de Ballyroden, manoir irlandais, sont au bord de la faillite. Afin de le conserver, le benjamin de la famille, décide de le transformer en chambres d’hôtes. Idée, oh combien saugrenue, pour son oncle et sa tante, qui saboteront les vacances de leurs trois premiers clients anglais ! Et si le salut du manoir venait du supposé trésor de Tante Anna Rose, caché dans le manoir ?

Janvier 2015
______________________________

Une part de ciel, Claudie Gallay (Actes Sud, 2013)
Laissez-vous porter par ce roman d’atmosphère léger, troublant et oh combien apaisant !
Carole, l’héroïne, retrouve son frère et sa sœur dans le massif de la Vanoise, dans le village de leur enfance, où leur père Curtil leur a donné rendez-vous. En attendant l’hypothétique arrivée de celui-ci, la fratrie renoue des liens fragilisés par l’incendie qui a jadis détruit leur maison d’enfance.
Vous lirez avec intérêt toute la tendresse et les non-dits qui lient la fratrie.

Pas pleurer, Lydie Salvayre (Seuil, 2014) – Prix Goncourt 2014
En ouvrant les pages de ce roman puissant et foisonnant, vous plongerez en 1936 et 1937, en Espagne, pendant la guerre civile.
Au travers des voix de Montsé, sa mère, et Gérard Bernanos, l’auteure nous fait partager ce que fut la douleur et l’horreur de ces années .La première raconte les 3 mois d’euphorie qui la marquèrent à jamais, alors qu’elle était âgée de 16 ans. Le second dénonce les massacres des troupes franquistes.
Avec brio, Lydie Salvayre jongle avec les deux personnages.
Seul petit bémol ! La langue bancale de Montsé, parfois difficile à comprendre !

 

Décembre 2014
______________________________

Trente-six chandelles, Marie-Sabine Roger (Ed. du Rouergue, 2014)
Que ferions-nous si nous connaissions, depuis notre plus tendre enfance, la date et l’heure précises de notre mort ? A l’instar de Mortimer Decime, nous autoriserions-nous toutes les situations extrêmes à risque ? Vivrions-nous simplement sans préparer notre avenir ?
Depuis qu’il est petit garçon, Mortimer sait qu’il mourra à onze heures, le jour de son 36ème anniversaire, tout comme son père, son grand-père, son arrière grand-père… bref, tous les hommes de sa famille. « La poisse serait-elle héréditaire comme les oreilles décollées ? Y-a-t-il un gène de la scoumoune ? Un chromosome du manque de pot ? »
Ayant toujours refusé de tomber amoureux, d’avoir une vie professionnelle et personnelle comblées, à quoi bon, n’est-ce pas ?, le jour fatidique de son 36ème anniversaire, Mortimer n’achète pas un gâteau mais un complet sombre…
Certes cette histoire est invraisemblable mais c’est surtout une comédie pétillante, dont les personnages, parfois hauts en couleur, sont touchants !

Peine perdue, Olivier Adam (Flammarion, 2014)
Dans ce roman choral, à la fois roman noir et suspense, Olivier Adam dresse le portrait de 22 hommes et femmes écorchés par la vie. Ils se connaissent ou pas, s’aiment ou se déchirent, se croisent et chacun, dans des chapitres assez courts au rythme soutenu, dévoile ses problèmes, ses doutes, ses certitudes…
Tout commence avec l’agression d’Antoine, jeune homme instable et star de la petite équipe de foot locale. Laissé pour mort devant les urgences, il n’emmènera jamais son fils au parc aquatique, ce qui provoque la colère et la rancœur de son ex-compagne…
Et voilà le lecteur pris dans un tourbillon de mélodrames, d’effusion de sentiments, de rencontres attachantes ou dramatiques, au cœur de la tempête intérieure de ces 22 personnes et au cœur de la tempête qui s’abat sur cette petite station balnéaire de la Côte d’Azur.
Olivier Adam nous livre un nouveau roman puissant !

Novembre 2014
______________________________

Le Liseur du 6h27, Jean-Paul DIDIERLAURENT (Au Diable Vauvert, 2014)
Si vous aimez les livres, vous serez comme Guylain Vignolles, vous détesterez la Zerstor 500, immense machine qui avale goulûment, broie et rejette les livres invendus et les rebuts. Quel crève-cœur pour Guylain, d’actionner cette monstrueuse machine ! Son seul petit bonheur quotidien, dans sa vie si terne et solitaire, il le trouve dans les pages que cette broyeuse n’a pas pilonnées ! Et surtout de les lire, chaque matin, aux usagers de sa rame du 6h27 !

Ce roman est un petit concentré d’amitiés improbables, de poésie, d’amour pour les livres et d’amour tout court !! Presque un conte de fées ! Le personnage est profondément humain, touchant, l’écriture est légère, poétique.


La Fille surexposée de Valentine GOBY (Alma éditeur, 2013)
Dans ce très beau texte, Valentine Goby traite de la révolte du corps et s’inspire d’une œuvre de Miloudi Nouiga, peintre contemporain marocain, qui a réalisé une série autour des
« Mauresques », photos exotiques de femmes Nord Africaines. Avec habileté, elle brode autour de la carte postale « Kadija la Marocaine » (page de couverture).

Dans les années 1920, un photographe met en scène une fille prête à se dénuder pour un complément de revenu. Cette photo, le jeune soldat Maurice la retrouvera dans les années 50, au fond d’une boutique. Il se décidera ensuite à se rendre à Bousbir, quartier réservé aux prostituées. Année 1970, Miloudi fait ses études à Paris et découvrira à son tour le cliché de Kadija. Il collectionnera ensuite les cartes postales du même genre avant de s’en servir pour créer une série de toiles.
Les chapitres qui alternent les époques nous évoquent les conditions de vie de ces femmes, la révolte de Miloudi pour ces femmes et l’incompréhension d’Isabelle, la narratrice, quand elle apprend que son grand-père Maurice se rendait à Bousbir.

 

Octobre 2014
______________________________

 

Les Suprêmes, Edward Kelsey Moore (Actes Sud, 2014)

Sophie vous invite à lire le premier roman de l’américain Edward Kelsey Moore qui est une superbe histoire d’amitié entre 3 femmes étonnantes, charmantes, attachantes.

Odette, Clarisse et Barbara Jean, quinquagénaires afro-américaines, surnommées « les Suprêmes » en hommage au célèbre groupe des années 1970, se sont rencontrées dans les années 60. Elles ne se sont plus jamais quittées. Complices dans le bonheur comme dans l’adversité, elles ont tout partagé : la ségrégation raciale, la détresse face à un mari volage, l’annonce d’un cancer, un mariage de raison… Leur différence fait la force de cette amitié indéfectible.

Les Jacarandas de Téhéran, Sahar Delijani (Albin Michel, 2014)

Dans un registre totalement différent, cette fresque très poignante sur l’Histoire de l’Iran, vous transportera à Téhéran, entre 1983, en plein cœur de la répression politique, et 2011 lorsque la Révolution gronde à nouveau.

Découvrez des tranches de vie d’Omid, Sara, Neda, Forugh, enfants en bas âge ou nés en prison, élevés par leur grand-mère Zinat et leur tante Leila à l’ombre des majestueux jacarandas, jusqu’à la libération de leurs mères.

Vous serez davantage bouleversés par cette histoire en apprenant que l’auteure s’est inspirée de sa propre histoire : elle est elle-même née en prison car ses parents étaient des activistes politiques.

Septembre 2014 
______________________________

 

Une terre d'ombre« Une Terre d’ombre » de Ron Rash (Seuil, 2014)
Dans ce récit haletant qui est aussi une belle et tragique histoire d’amour, Ron Rash met au jour la noirceur de l’âme humaine.
Caroline du Sud, 1918 : si la vie à la ferme, dans un vallon profond, humide, sombre et voué aux légendes maléfiques, est difficile pour Hank Shelton, soldat revenu de la guerre avec un bras en moins, elle l’est davantage pour sa sœur Laurel. Affublée d’une tache de naissance disgracieuse, considérée comme une sorcière, elle subit l’hostilité des habitants de Mars Hill. A l’heure où la petite ville s’apprête à accueillir de nouveaux hommes invalides, des cercueils et que la haine du « boche » est attisée par un manipulateur lâche et violent, Laurel trouve enfin l’amour en la personne de Walter, joueur de flûte réfugié dans la forêt, muet.

Jo Baker propose avec « Une saison à Longbourn » (Stock, 2014) une intrigue très romanesque, prenante, ponctuée de rebondissements dont les personnages principaux ne sont autres que les domestiques du roman « Orgueil et préjugés » de Jane Austen. 
On rentre plus particulièrement dans l’intimité de Sarah, une jeune orpheline instruite et travailleuse qui rêve d’aventure et de nouveaux horizons. Son quotidien bascule avec l’arrivée de James, le nouveau valet mystérieux.
En parallèle de cette intrigue, dans laquelle l’auteure décrit parfaitement les conditions de vie des domestiques à la fin du 19è siècle et notamment celles des femmes, les événements rythment « Orgueil et préjugés ». 

Les fans de la série TV « Dowtown Abbey » vont adorer !

 

Juillet-août 2014 ______________________________

 

fille tombe cielLaissez vous porter par le nouveau roman historique de Simon Mawer, « La Fille qui tombe du ciel » (édition Le Cherche midi, 2014), saga qui mêle aventure, Histoire, intrigue amoureuse et fait la part belle aux femmes.
1941. Marian Sutro, jeune anglaise parfaitement bilingue est recrutée par les services secrets britanniques. Parachutée dans le sud-ouest de la France, elle a pour mission de convaincre Clément Pelletier, son amour d’adolescence et physicien dont les travaux sont d’une importance cruciale pour la suite de la guerre, de venir en Angleterre. Pendant sa mission, elle retrouvera Benoît, résistant français qu’elle a rencontré pendant son entraînement et pour lequel elle éprouve des sentiments !

A l’heure où la détente est de mise, pourquoi ne pas lire « Eleven » de Mark Watson (Albin ElevenMichel, 2011), roman que vous aurez du mal à laisser tant vous serez happé par le destin de onze personnes ! Celui qui nous intéresse particulièrement est celui de Xavier Ireland. Solitaire le jour, animateur de radio la nuit, sa rencontre avec une femme de ménage étonnante, lors d’un speed-dating, va l’obliger à se confronter à son passé. Fin inattendue !